Podcast « L’Œil écoute » #13 : Sabine Weiss

« Lorsque vous regardez le chemin parcouru, cela vous donne-t-il un peu le vertige ? — Ça me donne un peu de plaisir, je n’ai pas le vertige, moi, j’ai les deux pieds sur terre ! »

Sabine Weiss devrait fêter ses 100 ans au Musée de l’Élysée à Lausanne, à qui elle a fait don de l’ensemble de ses archives. Cet anniversaire célébrera une des plus grandes signatures de la photographie mondiale, estimée et admirée unanimement, qui aura connu toutes les grandes transformations liées au médium, celles du photojournalisme, des secteurs de la publicité, de la mode, celles des agences, du changement de statut de l’image.

La « petite abeille », comme on la nommait petite fille dans sa famille, a décidé très jeune de consacrer sa vie à faire des photos, une étrangeté que sa famille accepta en lui permettant d’apprendre son métier auprès de Paul Boissonnas, à Genève, où elle fit ses armes, en touche-à-tout hyper active, passionnée avant tout par la chimie et la technique.

Depuis sa maison-atelier parisienne, elle revient avec Yannick Le Guillanton sur son long parcours photographique, marqué par un rythme de travail ininterrompu depuis qu’elle a quitté sa Suisse natale en 1946.

Il faut s’imaginer le Paris d’après-guerre qu’elle découvre alors, d’abord au service des autres, en tant qu’assistante du photographe de mode Willy Maywald, dans les quartiers de Montparnasse et de Saint-Germain-des-Près, puis, en indépendante.

Effervescence artistique, culturelle, liberté d’être et d’agir, c’est dans cette ambiance unique, désargentée mais riche de tout le reste, qu’elle fait la rencontre de l’homme qui partagera sa vie, et, surtout, qu’elle arpente les rues de la ville et du monde, quand, sans télévision ni réseaux sociaux, elles grouillent d’une foule bigarrée et disponible pour être immortalisée.

Après une tentative sans lendemain pour entrer chez Magnum, elle intègre l’agence Rapho grâce à Robert Doisneau, et, membre de cette grande famille des photographes humanistes, elle produit alors de nombreux reportages pour les grands titres de la presse, américaine notamment.

Bienvenue dans ce premier volet de « L’Œil écoute » consacré à Sabine Weiss et rendez-vous début mars pour découvrir la suite de cette très belle rencontre.

Portrait Sabine Weiss © Peter Adams

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