Jean Luc Dubin

Né en 1949, Jean Luc Dubin vit et travaille près de Provins. Après des études commerciales, il choisit de se consacrer à la photographie, une passion d’enfance : dès l’âge de 11 ans, lors d’une colonie de vacances, il a découvert le pouvoir de l’image.

Son travail est d’abord éclectique, des portraits de musiciens classiques et de jazz (pour Deutch Gramophon, Verve), une résidence au Musée de l’Homme à Paris pour une plasticienne, ou encore des portraits, et, toujours, les voyages, avant de s’élaborer sur des thèmes puissants, dont la colonne vertébrale exprime une profonde humanité.

Dans les années 1970 et 80, ce sont les premières expositions, à Paris en 1973 pour « Les Gens de Prague », puis en 1980 « New-York City », en 1982 « Saint-Louis, Missouri », en 1983, « Le Peuple Sarahoul ». En 1987, c’est le Musée des Beaux Arts de Chartres qui accueille son travail « Visite des Images de la Cathédrale », de grands tirages noir et blanc sur des palissades, des installations d’objets abandonnés par les touristes, un déambulatoire d’images à même le sol… En 1992 et 1995, il participe à deux grandes expositions du Musée de l’Homme, « Tous parents, Tous Différents », et « Six milliards d’hommes ».
De 1996 à 1999, il intervient au CMP de Montreuil avec des enfants de cinq à huit ans présentant des troubles comportementaux. Commence un travail sur l’identité à partir de génogrammes. En 1995, il est invité en résidence à Tanger (Fondation Lorin) avec « Portraits de mois avec Bébé », des raccourcis de vie, trente portraits Polaroid 50 x 60, puis à Fès en 1997 : il construit « L’Arbre à Famille » avec la sculpteure Jocelyne Bouquin. En 2003, ses « Mariannes de La République » habillent les colonnes de l’Assemblée Nationale. En 2004, il participe à une exposition de groupe à la Galerie Herschtritt à Paris, puis, en 2005, c’est le début d’un travail intitulé « Monstruosité, Beauté Extrême », à propos de la collection de pathologies humaines du Musée Dupuytren à Paris.

En 2005« Le Piège à reflets » est une création qui émerge de deux résidences successives au Centre Culturel de Cotonou au Bénin, exposée à la Fondation Lhomond à Paris et au Centre Culturel Français de Cotonou. En 2011, cette installation est montrée à Provins, augmentée des « Fictions Vaudoues », lesquelles s’exposent en décembre à la Galerie Iconoclastes, sous le nom : « Fictions Vaudoues, nature mortes argentiques et installation »En 2013, il est invité aux Rencontres Internationales de la Photographie à Tlemcen et Oran et monte des ateliers avec de jeunes photographes algériens. En 2014, en résidence à Tlemcen invité par l’Institut français, il réalise un projet commun avec cinq artistes plasticiens algériens et trois artistes français, dont la restitution se déroulera au Palais de la Culture de Tlemcen.

En 2016, c’est la parution de « 1978, New York », avec un texte de Peter Wortsman, qui retrace le travail photographique qu’il avait entrepris à New York, en 1978. En 2016 également, il initie également une médiation artistique destinée à parler de la relation particulière existant entre l’Algérie et la France, avec l’appui scientifique assuré par le Professeur André Langaney, généticien des populations. C’est alors qu’il crée « Mélangeons-nous », un projet de rencontres artistiques et ludiques, qui tente de poser des images et des mots sur la question du vivre-ensemble.

Depuis 2012, il anime des ateliers thérapeutiques dans trois services de l’hôpital psychiatrique de Ville-Évrard (93), avec le souhait d’offrir aux patients la possibilité d’utiliser la photographie pour renforcer leur estime de soi et s’ouvrir aux autres.

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Son travail

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Ses oeuvres

Sublime Napoli

Faits de « noirs profonds » et de « blancs éclatés »,  la baie de Naples dévoile  l’ambivalence d’une population millénaire, suspendue au Vésuve. Fasciné par la beauté primitive du réel, Jean Luc Dubin appréhende le monde social sans interprétation ni spiritualité, guidé par ce que Florian Villain, ami et sociologue, appelle « un regard sans regard ».

Les comportements humains dans toute leur matérialité sont une source intarissable de poésie pour le photographe. À Naples, ses photos de rue se forment comme un précipité social, déclenchées par l’instant magique du déclic.

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